Fifi Roukine : Le Dojo #11

Épisode 11 : Dernier combat

Le Dojo Fifi Roukine (taille reelle)

Couverture réalisée par Fifi Roukine, source photo : RODNAE Productions

Laure panique face aux désirs prématurés de Greg

Laure savonnait son corps d’athlète. Sous une pluie bouillante, l’éponge glissait avec sensualité, à découvrir reliefs et saillies que lui taillaient ses muscles.

Le Dojo Episode11 Image1

— C’est agréable de se faire dorloter. Ça me manquait.

— Je n’ai jamais fait ça.

— Quoi ? Prendre soin d’un homme ?

Elle acquiesça, puis baissa la tête, perturbée par son regard attendri.

— Et le sexe sans protection… Est-ce que tu es imprudent avec toutes tes aventures ?

Greg lui enveloppa le visage et toisa son inquiétude avec sérieux.

— Non. Je me suis toujours protégé, même avec mon ex-femme.

Cet aveu la choqua.

— Je n’ai pas l’habitude de mentir, lui assura-t-il, témoin de sa défiance.

— Alors, pourquoi moi ?

Son pouce frôla ses lèvres plaintives qu’il scella d’un baiser. Elle tressaillit quand, ensuite, il s’agenouilla et admira son pubis où poussait un carré entretenu. L’eau ruisselait sur son visage, s’y presser la tentait, la défiait. Pourtant, elle patienta, une trop longue seconde avant que sa langue ne vienne laper sa vulve avec gourmandise. Comme un cochon qui déniche une truffe, il grogna dès lors son appétit à la lécher, à la suçoter, puis à la fouiller sans la quitter des yeux. Gamahuchée avec passion, Laure n’était déjà plus que gémissements, prête à jouir sur cette bouche qui la dégustait. Des onomatopées en présageaient l’imminence.

Le Dojo Episode11 Image2

Elle agrippa ses mèches brunes dans un geste possessif et son orgasme résonna, à rebondir sur le carrelage.

Le plaisir la convulsait encore lorsqu’il la souleva, la plaqua contre le mur de la douche à l’italienne, puis, sans attendre l’érection totale, plongea au creux de sa faille liquide, le râle conquérant. Un assaut qui lui soutira un couinement affolé. Le sentir durcir entre ses chairs exalta l’allégresse dans laquelle elle flottait déjà.

— Ton accueil me rend insatiable !

Il coulissa en douceur entre ses cuisses avant de revenir à la charge jusqu’à l’écraser contre la paroi pour maintenir la plénitude de sa pénétration.

— J’adore ta queue !

Clouée au mur, transpercée par de l’acier texturé, Laure ahana sous les coups de boutoir. Chaque impact lui broyait le clitoris, il s’en incendiait, gonflé de sang quand, fulgurants, les prémices d’un nouvel orgasme l’embrasèrent.

— Greg ! Comme ça ! Greeeeg !

Invoquer son nom en culminant le rigidifia. Leurs ahanements se confondirent dans une mélopée bestiale.

L’extase sublimait ses traits. Elle en contempla chaque arête, chaque saillie, étudia même les rides qui marquaient le coin de ses yeux.

— Tu m’as tout de suite plu. Je te trouve foutrement canon.

Cette confidence étira son sourire, l’émotion de son regard vert l’empourpra.

— Je me croyais trop vieux pour rêver de toi. Mais hier soir…

— Tu t’es dit que tu pouvais profiter d’une fille facile, soupira-t-elle, le ton sarcastique pour dissimuler son embarras.

— Non. Seulement que notre différence d’âge ne te rebutait pas… Hier encore, je pensais me dérober. Mais ce matin, mes sentiments me submergent. J’en deviens irresponsable. L’amour est mon prétexte, mais ce n’est pas une excuse.

Les yeux écarquillés, elle observa l’homme qui la fixait avec assurance.

— Maintenant que tu es dans mes bras, je ne veux plus te lâcher.

Laure n’arrivait plus à respirer, intimidée par son intensité.

— Ce n’est pas que sexuel ?

— Tu m’obsèdes depuis des mois. Je crois… Non, je sais que je suis profondément amoureux de toi.

Son timbre de basse l’envoûta, sa poitrine explosa.

— Même si je me suis tapée la moitié du club ? Tu ne trouves pas ça repoussant ?

— Je crois plutôt que c’est une chance pour moi que tu sois si friponne, lui affirma-t-il avec une tendresse qu’il ponctua d’un baiser.

Le Dojo Episode11 Image3

La mine cotonneuse, Laure terminait son café l’œil rivé sur le trentenaire qui déjeunait. Sa déclaration la désorientait encore, des papillons brûlants s’agitaient dans son estomac. Lui qui possédait la carrure d’un ours et le visage sculpté comme l’étaient les bronzes antiques monopolisait ses fantasmes ; si elle avait imaginé son ardeur, sa passion et ses gestes impérieux, la réalité de son caractère l’ensorcelait aussi sûrement que sa vigueur. Laure s’en sentait naïve de cliché.

Le pratiquer lui prodiguait un plaisir insensé que désir et sentiments nourrissaient de leur intensité. Elle en voulait encore, et plus.

La seule idée de prendre son pied grâce à lui l’embrasa, une chape incendiaire l’enveloppa jusqu’à grésiller sur ses lèvres. Ses tétons en pointèrent, insolents sous un t-shirt d’emprunt. Bien qu’à peine remise de leurs précédents rapports, l’envie s’imposait à nouveau ; à trop longtemps contrôler son appétit, elle ne songeait plus qu’à bâfrer.

Laure se leva, contourna la table qui les séparait puis y posa les fesses. Greg déplaça son café.

— J’avais beau vouloir résister à la tentation… Dès que je t’affrontais sur les tatamis, je saisissais la moindre occasion pour te toucher.

Ses doigts coururent sur sa cuisse.

— Travailler au sol était une véritable torture, je ne pensais qu’à te priver de ton jujitsugi.

— Et j’ai souvent imaginé que tu en profitais, lui confia-t-elle alors qu’il retroussait le bas de son t-shirt. Ou que je t’abusais après t’avoir battu.

Elle écarta les jambes. Son sexe luisait à en tremper la nappe.

— J’étais à chaque fois dans cet état. Prête à me faire dévorer.

S’arc-bouter l’invita. Il recueillit une goutte de son jus et le goûta.

— Tu es délicieuse.

— Savoure-moi.

Il se goinfrait d’elle. Loin de la subtilité tactique que lui avait montré leur senseï, Greg triomphait grâce à la force. Sa vulve entière disparaissait dans sa bouche lorsqu’il la suçait ; son clitoris s’électrisait lorsqu’il y pressait la langue dont la raideur n’avait de cesse de l’assaillir. Il grognait, affamé et affamant.

Le Dojo Episode11 Image4

Laure divaguait. L’écouter déguster son stupre auquel se mêlait encore du sperme aiguisait le plaisir que lui procurait le cunnilingus. Une combinaison qui l’emporta vite vers l’extase.

Jamais elle n’avait autant joui en si peu de temps, pas même seule.

— Il faut que tu sache…que je ne prends pas la pilule, lui annonça-t-elle entre deux ahanements.

Greg redressa la tête et la fixa, les lèvres barbouillées et les paupières écarquillées.

— J’aurais dû le dire plus tôt. Il faut juste passer à la pharmacie. Puis chez mon gynéco.

— C’est une option comme une autre…

Cette ambiguïté la perturba. Elle n’était toutefois pas certaine de comprendre jusqu’au moment où il ajouta calmement :

— Ça me convient si ma semence porte fruit. En fait, ça me plairait beaucoup.

— Quoi ? Mais je n’ai que dix-neuf ans ! Je commence à peine mes études !

— Ce ne serait pas un problème. Avec ma profession, je peux m’occuper d’un enfant à la maison, répliqua-t-il, un sourire convaincu aux lèvres.

— Tu es dingue !

— De toi, complètement.

Il l’attira dans le piège de son étreinte.

— Et je n’ai jamais été aussi sûr de moi.

— Tu délires, grommela-t-elle sans conviction.

Greg se leva et l’emmena dans son mouvement, puis vers un canapé où il la coucha sur le ventre. Il l’écrasa ensuite sous sa masse. Sa lourde queue pesa sur sa croupe ; ses bras se refermèrent tels des étaux ; son parfum la grisa de musc. Totalement captive, Laure sombra dans un mélange où panique et fébrilité se disputaient à prédire ce qu’il lui réservait.

Le Dojo Episode11 Image5

— Tu n’as pas l’air très en colère contre moi. Tu as appris à te défendre pourtant. Et plutôt efficacement, la provoqua-t-il alors qu’il la débarrassait de son t-shirt sans relâcher la pression.

— Espèce de brute, roucoula-t-elle, le reproche devenu marque d’affection.

Ses doigts s’aventurèrent sur les reliefs détrempés de son intimité, cette impitoyable caresse stimula ses sens déjà exacerbés. Laure s’abandonna à l’incurable fièvre que son amant lui inoculait. Pourquoi ne protestait-elle pas plus contre ses projets ?

La question se volatilisa, comme l’impression d’avoir une cervelle, à l’instant où l’acier la pourfendit. Ses cheveux s’en dressèrent sur son crâne, un cri se coinça dans sa gorge. Le bélier monstrueux revint à la charge, plus vigoureux encore. L’impact propagea son ardeur à travers sa chair, elle vibra sous la semonce avant de s’arquer pour mieux l’accueillir.

— D’après mon ex, je suis un sale con primitif ou un vieux bouc cocu selon les versions… Et avec toi, je me sens plus primaire encore.

— Juste un animal en rut !

— Si je dois te baiser sans merci pour te convaincre… Je le ferai, encore et encore ! Toute la journée ! Toute la semaine ! Toute la vie, s’il le faut !

Greg assiégea son ventre. Ses fesses claquèrent sous l’impact. Le sentir aller-venir corrompait sa raison.

— Apprivoise-moi. Dis-moi ce que tu veux.

— Tu m’obliges à penser trop loin… Je perds ma lucidité quand tu me touches ! lui reprocha-t-elle, fâchée contre sa propre faiblesse.

Son amant lui asséna un puissant coup de trique. Un piaillement lui échappa.

— Greg…

— Si j’arrive à te convaincre en te donnant du plaisir, pourquoi me priverais-je ?

— T’es impossible ! Ce n’est pas parce que tu es bon amant que je suis prête à fonder une famille, putain ! C’est une décision qu’on prend à deux, non ?

— Bien sûr. Nous ferons selon ton désir. J’attendrai que tu sois prête, si tu l’es un jour.

Amusé, il lui embrassa la tempe.

— Mais rien ne m’empêche de t’en donner l’envie. De te taquiner un peu.

— Tu me plaisais déjà beaucoup, mais depuis ce matin, tu me rends idiote.

— Tu préfères que j’arrête ? Que tu puisses réfléchir clairement.

Il la relâcha et se retira. Elle se redressa et se contorsionna pour le regarder en face.

— Avec toi, j’ai l’impression que c’est tout ou rien.

— Si tu ne m’aimes pas, je ne vais pas te retenir contre ton gré.

— Je viens de te dire que tu me plaisais ! Et toi, que tu allais réussir à me séduire corps et âme ! T’étais pas sincère ou quoi ?

Il pouffa, moqueur. Elle lui cogna l’épaule.

— T’es impossible ! On ira à la pharmacie, d’accord.

— Sans problème. Excuse-moi d’avoir été lourd.

— Je sais ce que tu veux maintenant… Un jour, peut-être.

Son sourire se déploya.

Elle le poussa sur le dos. Sa main se faufila sur sa queue jusqu’à l’empoigner. Un gémissement languide l’encouragea à le branler.

— À moi de te tourmenter.

Le Dojo Episode11 Image6

Sa peau brune se froissa sur sa large hampe, un gland turgescent la surmontait, humidifié par ses propres sucs. À le choyer, Laure en prit la véritable mesure, stupéfaite de pouvoir seulement se l’enfiler. Y porter la langue lui extorqua un soupir, il bougea les reins pour se tendre vers sa bouche. Elle se contenta pourtant de l’effleurer, de frôler l’épaisse veine qui palpitait sur toute sa longueur et d’y prélever son propre goût. Il en frétilla, son souffle s’accéléra. À sa merci, il semblait plus sensible.

— Laure…

Sa supplique l’incita à le chevaucher, à suspendre au dessus de sa virilité dont elle utilisa l’extrémité pour se trifouiller le seuil. Alors que ses yeux commençaient à se révulser, il admira le spectacle que lui offraient ses jambes écartées.

— Laure…je…vais…éjaculer !

L’apprendre l’empala jusqu’à la garde, le râle conquérant tel un écho à celui qu’il avait poussé plus tôt.

— Remplis-moi !

Elle ondula des hanches avec plus d’honnêteté que son cœur confus n’en était capable. Monter et descendre sur son pal invita sa reddition. Il s’abandonna.

Ses lèvres la bâillonnèrent en douceur, le goût de son baiser la chavira d’évidence. Elle était perdue, condamnée à accepter leur passion. Imaginer le quitter se révélait impossible.

Laure ondoyait toujours sur sa queue qui ramollissait tandis qu’il la choyait avec délicatesse. Un câlin dont la sensualité leur soutirait des soupirs langoureux, leurs bouches s’en délectaient. Elle en défaillait presque d’émotion.

— Fais-moi l’amour. Encore et encore.

— Pourquoi ?

— Parce que j’aime ma brute.

À quoi bon chercher ce qu’elle possédait déjà ?

Le Dojo Episode11 Image7
Fin

Quoi d’autre chez les FuckedUp ?

Mathieu Brossard – Interview FuckedUp

Mathieu Brossard – Interview FuckedUp

1 — Si tu devais te définir, façon FuckedUp, aux personnes qui ne te connaissent pas, ça donnerait quoi ? De quelle connaissance tu parles ? Est-ce que c’est celle intime, physique, la connaissance sociale, le visage que l’on représente aux autres, est-ce que c’est la...

Roule Papy – par Sam Bender

Roule Papy – par Sam Bender

Commandez un exemplaire de Roule Papy dédicacé ! Attention, le réception se fera en fonction des délais de livraisons et d'impressions Un flic raté, une bande de vieux, de la drogue, et une escapade à Barcelone. «Un petit pas...

Fifi Roukine : Le Dojo #1

Fifi Roukine : Le Dojo #1

Épisode 1 : Un nouveau DojoCouverture réalisée par Fifi Roukine, source photo : RODNAE Productions— C’est toi la plus forte ! Tu vas tous les battre ! l’encouragea Jessica qui serrait le poing sur le seuil de sa chambre. — Je vais juste m’entraîner. Il y a peu de...

0 commentaires

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :